Jean-Claude Forest
(11/9/1930 - 29/12/1998, France)
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Jean-Claude Forest est considéré comme un authentique pionnier pour sa production des années 1960 et 1970, et plus particulièrement pour sa série 'Barbarella', un authentique classique. C'est la petite maison d'édition Élan qui publie ses premiers récits, 'Le Vaisseau hanté' et 'Hyppolite et les diamants de Pésetas-City'. Il collabore ensuite avec les magazines O.K., Caméra 34 et Vaillant. C'est pour ce dernier qu'il imagine la série 'Copyright / Copyrit'. En 1952, il rejoint la SPE (Société Parisienne d'Édition) qui lui confie le personnage de 'Charlot' ainsi qu'un nouvel héros, 'Mike Hagarth'. Tout au long des années 1950, de nombreux magazines et éditeurs de livres de poche ont recours à ses talents d'illustrateur.
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Dans la seconde moitié des années 1950, il dessine pour Mireille ('Princesse Étoile' et 'Cendrillon', sur des scénarios de Marijac), Suzette et Nanon & Nanette. Après avoir donné vie à trois aventures de 'Bicot' écrites par Maric (Bicot est ce petit garçon imaginé par Martin Branner pour sa série 'Winnie Winkle'), Forest lance en 1962, dans V Magazine, sa série-culte, 'Barbarella'. 'Barbarella' vaut à son auteur, Jean-Claude Forest, d'être considéré par beaucoup comme le père de la bande dessinée adulte. C'est la première fois qu'une série à succès s'adresse aux adultes et se teinte d'érotisme. L'héroïne de Forest devient même si célèbre que Roger Vadim lui consacre un film - qui deviendra à son tour une uvre-culte. En 1962, toujours, Forest devient le directeur artistique du CBD (Club des Bandes Dessinées).
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Rédacteur en chef du magazine Chouchou à partir de 1964, Forest y crée 'Bébé Cyanure' tout en assurant l'écriture des 'Naufragés du temps' (série dessinée par Paul Gillon). Il se lance ensuite dans l'animation ('Marie Mathématique' en 1965, dans le cadre de l'émission Dim Dam Dom) et dans le roman-photo ('Les Magiciennes' dans la revue Plexus). Il revient aux éditions Vaillant au début des années 1970 avec 'Mystérieuse, matin, midi et soir' ainsi qu'une adaptation de 'L'Île mystérieuse', le roman de Jules Verne, pour Pif Gadget. A la même époque, il crée encore 'Hypocrite', nouvelle héroïne de charme appelée à enflammer les pages de France-Soir, puis de Pilote. Parallèlement, Forest intensifie son travail pour la télévision, compose poèmes et chansons et publie 'Les Contes de la barque saoule' dans Métal Hurlant et Fluide Glacial.
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Il est également un collaborateur de la première heure du mensuel À Suivre, dont il figure au sommaire du premier numéro, paru en février 1978, et pour lequel il officie comme dessinateur mais également comme scénariste ('Le Roman de Renart', dessiné par Max Cabanes, et 'Ici même', dessiné par Jacques Tardi). En 1981, L'Écho des Savanes publie l'épisode final de 'Barbarella', dessiné par Daniel Billon. A la fin des années 1980, le magazine Okapi confie à Forest la direction de ses pages bédé. Après avoir bouclé l'écriture d'un roman ('Lilia entre l'air et l'eau'), il écrit enfin un album d'une centaine de pages, 'Il faut y croire pour le voir', dessiné par Alain Bignon et paru chez Dargaud, dans la collection Long Courrier.
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Vaillant/Pif Gadget page
(en anglais)
Tribute à Jean-Claude Forest
(en anglais) |
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